Action Bronson : notre avis sur son album "White Bronco" !

Action Bronson : notre avis sur son album "White Bronco" !

Quatrième album studio pour le rappeur originaire de New-York !


1er Novembre. Action Bronson apparait dans la soirée sur la scène du concert organisé à la mémoire de Mac  Miller (1992-2018) avec un énorme cône et entonne “Red Dot Music”. Plus tard dans la nuit apparaît sur internet son quatrième album solo. White Bronco intervient quatre ans après l’excellent Mr Wonderful et une année seulement après s’être libéré de son contrat le liant à Atlantic-Vice avec la mixtape Blue Chips 7000. Mais nous y reviendrons. Pour commencer, sachez qu’un bronco est, dans le jargon du rodéo, un cheval élevé en pleine nature et sans entraînement. Vous êtes prévenus…

Le disque s’ouvre sur “Dr Kimble” où Bronson rappe tout en vantardise sur fond de solos de blues de la Nouvelle Orléans. Ajoutez à ça quelques hennissements de bourrins de pâtures et le cadre est posé. Pour ce nouvel album post-Vice, Bronson a une fois encore fait appel à ses producteurs de toujours que sont Knxwledge, Harry Fraud, Party Supplies ainsi qu’à ses potes Big Body Bes, Meyem Lauren et même A$AP Rocky. Du beau monde qui a déjà fait ses preuves donc et un disque sans réelle surprise. En effet, ce White Bronco prend ses distances avec Mr Wonderful avec ici onze titres ne dépassant pas les trois minutes à la manière de ses premiers projets. On pense évidemment à Dr Lecter. Ce quatrième album solo du rappeur new-yorkais regorge d’énergie, de liberté. A commencer par ce “Irishman Freestyle” qui fait référence à l’apparition de Bronson dans le prochain film de Martin Scorcese, The Irishman, où il donnera la réplique à Robert de Niro, Joe Pesci et Al Pacino ; le tout sur fond d’un sample d’Otis Reading. Il faut également souligner le travail simple mais sacrément efficace de Knxwledge, d’abord sur “Picasso’s Ear” où il déterre un track oublié de The Egyptians, puis sur “Prince Charming” et son sample lancinant où l’ancien chef cuisinier calme le jeu et retrouve son sérieux quelques minutes. De la musique pour dauphin diront certains…

Puis, il se change en showman pour un “Live From The Moon”. On retrouve le producteur californien et un Action Bronson freestylant sur fond d’une bande originale italo-tsigane seventies. Notre coup cœur du projet durant lequel Mr Baklava enchaîne les références interstellaires de Star Wars à David Bowie avant le saxophone de Yung Mehico pour une touche de jazz qui fait transition vers le titre éponyme sorti le mois dernier. Une mention également pour l’excellent “Telemundo” où Bronson fait équipe avec Samiyam le temps d’un titre à la prod rock-psychédélique qui respire la liberté et le grand air. La fin de White Bronco marque le retour à quelque chose de plus sobre, d’avantage estampillé New-York, avec deux morceaux où l’on retrouve Harry Fraud à la production. Le premier, “Ring Ring” avec l’éternel Big Body Bes au refrain et le second, “Swerve On ‘Em”, avec A$AP Rocky qui n’en finit donc plus d’apparaître sur des morceaux de choix depuis la sortie de son TESTING au printemps dernier.

Il y a quelques jours, le rappeur new-yorkais expliquait avoir quitté Vice afin de pouvoir se concentrer sur sa carrière musicale et ne plus laisser deux années entre chaque projets. Ce disque, qui ne bénéficie pas d’une sortie en physique, est donc celui de la transition bien que renouant avec ses premiers amours de format. Rappeur de génie, fin gourmet, épicurien et, plus récemment, artiste visuel, Action Bronson nous livre là l’album d’un mec en roue libre.

Article rédigé par Alexandre Nortier.

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