Agar Agar : notre avis sur l'album "The Dog And The Future"

Agar Agar : notre avis sur l'album "The Dog And The Future"

Premier album pour le duo electro-pop originaire de Paris !


2016, Clara Cappagli et Armand Bultheel débarquent avec sous le bras avec un premier EP plein d’ambition et surtout porté par une bombe, “Prettiest Virgin”. Surprenant, difficile mais également passionnant, Cardan a permis à Agar Agar de s’installer à la table des formations à suivre de près. Pourtant, le groupe a pris son temps, deux ans, pour nous livrer son premier long jeuLe voile s’est levé donc en cette rentrée avec l’arrivée du tant attendu premier album baptisé The Dog and The Future - Grönland-Cracki.

Dix titres sortis de l’imagination de ces deux individus aussi bizarres qu’attachants parmi lesquels l’incontournable single teinté eighties “Fangs Out” mis en image l’hiver passé mais également “Sorry About Carpet”, pépite langoureuse du printemps dernier, qu’on retrouve ici dans une version savoureusement rallongée. Le disque débute par “Made” qui expose immédiatement l’ambiance de The Dog and The Future, avec, d’un côté, les boucles ésotériques et froides d’Armand et son Korg MS20 et, de l’autre, la voix nonchalante et envoûtante de Clara. Sur une note plus légère, “Lost Dog” reste dans des sonorités eighties avec des claviers new-wave à la New Order sous acide où humour et refrains ensorcelants se côtoient le temps d’un titre plein de rebondissements. A l’inverse, “Gigi Song” nous dévoile une facette d’Agar Agar bien plus mélancolique et contemplative. Avec des cœurs presque religieux, des claviers tout droit sortis de la bande originale de The Haunting of Julia et des envolées lyrique proches de Lana Del Rey, le duo laisse de côté un instant la rigueur des machines au profit d’un quelque chose de plus chaud et chargé en émotions. Un régal.

Avec ses allures de tube italo-disco tropical “Lunatic Fight Jungle” pousse la formule du groupe à son maximum à coups de petits cris et de percussions nu-disco pour un résultat délicieusement kitsch et dansant. A l’opposé, on retrouve avec “Shivers” l’ambiance proto-techno froide où les ambiances kraftwerkiennes côtoient les placements vocaux tantôt narrés tantôt chantés de Clara Cappagli pour un rendu proche de l’improvisation qui dresse le poil - shivers ! - pendant plus de six minutes. L’album s’achève avec un tercet gagnant qui renferme notamment le morceau “Requiem”, véritable bijou du projet des parisiens. Les mélodies imparables d’Armand nous replonge dans les ambiances des série B fantastiques des années 80 pendant de longues minutes avant que sa compère ne vienne poser sa voix à peine vocodée le temps d’un climax toute en nuance aux paroles sans filtre - « You’re the one to blame. Face it, bitch, you lied to me, I will kill your daddy ».

Des premières notes de “Made” à la dernière grille d’accords de “Schlaflied für gestern”, Agar Agar nous emmènent dans un univers aux multiples couleurs où l’exigence, la patience récompensée et les instants de grâce se mélangent pour un rendu unique en son genre. Avec deux excellentes vidéos en début d’année, la bourre de singles soigneusement évitée et des expérimentations savamment menées par des musiciens de talent, Agar Agar passent le cap. Ce disque que nous attendions depuis deux ans nous convient parfaitement et dépassent même nos désirs.

Article rédigé par Alexandre Nortier.

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