Atreyu : notre avis sur l'album "In Our Wake" !

Atreyu : notre avis sur l'album "In Our Wake" !

Un septième album pour le groupe métalcore californien et un retour au son plus souple de “Lead Sails Paper Anchor'“…


Je suis un fan inconditionnel de Lead Sails Paper Anchor, le quatrième album du quintette métalcore californien Atreyu. Voilà qui en dit beaucoup sur ma façon d’appréhender le groupe. Plus pop que ses prédécesseurs, cet opus était, pour certains metal-fans, le disque de la déception ; mais pour les esprits un peu plus ouverts - et je considère, sans prétention, en faire partie - il est la plus belle pièce de la discographie du combo. Un compromis parfait entre mélodie et puissance, composé avec talent, en équilibre sur une poutre pas très épaisse... 

Sans faire ni grand écart ni acrobaties inconsidérées, In Our Wake - puisque c’est son nom - ne suit pas toujours la même ligne de conduite que LSPA. Écartelé entre ses influences metal pop et hardcore, Atreyu peine à donner de la stabilité et de la cohérence à ce nouveau projet, qui est un peu plus hésitant à l’image de Congregation Of The Damned, son cinquième album.

On y trouve des ballades rock violoncées ou presque symphoniques à l’image de “Super Hero” avec Aaron Gillespie (Underoath) et Mr. Shadows (Avenged Sevenfold) ou de “Terrified”. L’instrumentale, épique, théâtrale et très “Queen” de la première étant fragilisée par son refrain trop convenu ; la seconde laisse le “chant” libre au batteur et lyrique Brandon Saller. On y trouve des hymnes alternative-rock à l’image du sing-along-track “No Control” ou “The Time Is Now” et son accent très - soupirs - Imagine Dragons. On note la tonalité très rap-metal - indus sur “Blind Deaf & Dumb”, le riffage cosmique très Angels & Airwaves de “Anger Left Behind”, et quelques douceurs qui ressemblent à des faces B de LSPA à l’image du single “In Our Wake” ou de l’excellent “House Of Gold”, best-track de la galette à mon sens. Oui, je sais, je cite encore Lead Sails Paper Anchor, je suis irrécupérable !

L’ensemble reste très agréable à l’écoute, bien plus que les débuts metalcore du groupe, période scellée par le Best Of édité chez Victory Records. L’un des écueils du disque reste qu’il manque peut-être d’audace et ressasse les mêmes techniques : le schéma Alex - Brandon pour les couplets - refrains ou encore la voix masquée d’Alex lorsqu’il s’agit pour lui de chanter - et non de crier - pour couvrir certaines faussetés. Pour ce qui est du positif, parce qu’il y en a beaucoup, on apprécie toujours autant le bagage hardcore d’Alex, qui se ressent dans sa gorge et dans ce timbre toujours très harangueur ; et la couleur pop assumée du disque…

Mélodique et inspiré, mais pas très original ou aussi efficace que d’habitude, on en prend - pas mal - et on en jette donc - un peu - pour ce nouvel Atreyu. À noter que celui-ci a été enregistré avec le producteur John Feldmann, déjà à la baguette sur “Lead Sails Paper Anchor”, beaucoup d’aficionados - dont je fais partie - réclamant le retour d’un son plus souple, plus lisible, à l’instar des débuts néo-métal - metalcore du groupe. Bref, comprenons-nous bien : cet album est vraiment très bon, mais c’est toujours la déception qui prime quand on l’attendait excellent... 

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