Fever 333 : notre avis sur l'album "Strength in Numb333rs" avant leur concert à Montréal !

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La formation accompagnera Bring Me The Horizon pour sa date montréalaise dans quelques jours…


Autant le dire : je suis passé à côté du phénomène Fever 333 à sa sortie, alors qu’il dévoilait son premier EP Made In America, le 23 mars 2018. Peur de l’étiquette “rapcore” aperçue sur Wikipedia ou peut-être parce que la partie métal de mon fil d’actualité facebook n’arrêtait pas de parler du groupe. Oui, je suis comme ça : plus on me parle de quelque chose, moins je m’y intéresse. De surcroît, je n’ai jamais été un élève assidu de l’école Letlive ou The Chariot… Car oui, un détail qui a son importance : F333 est un supergroupe issu de l’expérience post-hardcore - métalcore de ses membres que sont Jason Aalon Butler - Letlive - Stephen Harrison - The Chariot - et Aric Improta - Night Verses. Méfiant, déboussolé, j’allais pourtant vite trouver mes repères avec ce premier album intitulé Strength in Numb333rs. Appuyons sur Play…

Premier constat : l’étiquette rapcore donnée ça et là sur les réseaux sociaux semble complètement erronée sinon réductrice à l’écoute de ce premier album. Fever 333 livre un post-métal avant-gardiste qui, s’il est majoritairement rappé, emprunte ça et là au nu-métal dans l’épaisseur de ses riffs, au métalcore dans la rigueur des screams, à l’électro et à la musique pop avec ses sing-alongs qui soutiennent l’envol des tracks comme sur le très bon “Animal”. Il émane de ce mélange un rock enfiévré - le groupe n’a pas volé son nom - énergique comme jamais et un peu fou. Une recette au demeurant succulente qui appelle à encore plus d’épices sur scène. À noter que le trio sait aussi sortir de son registre et de sa démence. Il le montre très bien sur le semi-acoustique violoncé “Am I Here ?” qui jouit d’une énergie différente mais à l’intensité intacte et sur “Inglewood/3” avec ses lignes de chant plus épurées et plus souples, sa plume plus personnelle.

Un point de vue plus personnel qui provoquera peut-être le débat sinon vous laissera perplexe, et je l’assume totalement : j’aime ce premier effort de Fever 333 parce qu’il m’évoque tour-à-tour les groupes que j’écoutais il y a quelques années. Il y a un peu de Atreyu et de Brandon Saller dans l’envol des refrains à l’image de “Prey For Me” qui fournit, à mon sens, le meilleur track de ce disque et accessoirement le plus mélodique. Il y a aussi un peu de Papa Roach dans cette façon de chanter-rapper qui me rappelle avec nostalgie l’époque Last Resort, “The Innocent” est d’ailleurs un vrai morceau de rap-métal si l’on met entre parenthèses la couleur très pop de son chorus. Il y a du Prodigy aussi dans l’utilisations de boucles électroniques puissantes - “Out Of Control/3” - voire de Linkin Park et de Chester Bennington quelques fois dans le timbre de voix à l’image du refrain de “Coup D’Etalk”…

Concluons…

Je connais et apprécie Thrice, je suis un fan de Bring Me The Horizon, il ne manquait plus qu’un groupe pour que le plateau du 2 février prochain à la Place Bell de Laval soit parfait : Fever 333 et avec eux, l’assurance que la fièvre ne redescendra pas du début à la fin de la soirée. Un premier album un peu fou - délicieusement indéfinissable - mais terriblement efficace et des bases solides pour un édifice que l’on espère vertigineux…

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