James Blake : notre avis sur l'album "Assume Form" avant son concert à Montréal !

James Blake : notre avis sur l'album "Assume Form" avant son concert à Montréal !

L’artiste se produira le 28 février à l’Olympia De Montréal !


L’année 2019 promet d’être une intense en termes de sorties d’albums. Entre les retours d’icônes pop, les confirmations de talents prometteurs et l’éclosion des rookies – sans parler des projets surprises devenus monnaie courante – nous aurons de quoi nous occuper pour terminer la décennie. Pour ouvrir le bal, mi-janvier dernier, James Blake nous dévoilait son quatrième album, Assume Form, qui intervient trois ans après le mitigé The Colour in Anything.

A seulement trente ans, le pianiste de formation classique sorti de l’underground londonien a déjà derrière lui une solide carrière tant en solo qu’au travers de collaborations remarquées. Pourtant, nous l’avons appris il y a peu, l’artiste a pendant de longues années été traversé de pensées suicidaires. La raison ? Un jeune adulte arraché trop tôt à la vie normale et explore une industrie où les tournées sont souvent trop longues et où les substances pratique courante. Mais c’est en combattant l’idée qu’il faut être anxieux pour être créatif et déprimé pour être un génie, que James Blake a composé ce nouvel album qui porte en son centre sa relation avec l’artiste et activiste Jameela Jamil. Parfait exemple avec “I’ll Come Too” où Blake explique sans gêne aucune et avec brio le besoin qu’il a eu de rester auprès de celle qu’il aime malgré les impératifs de voyage de celle-ci. Puis, sur la même piste, on distingue l’utilisation de “La Contessa” du légendaire Bruno Nicolai et on ne peut que poser le genou à terre face à une proposition aussi maladroite que sublime. Assume Form renferme également quelques belles réussites où ses boucles vocales aériennes se mélangent aux beats discrets comme sur “Are You In Love ?” ou encore le merveilleux “Lullaby for my Insomniac” qui clôt le projet.

Toutefois, et en toute honnêteté, c’est en découvrant le casting qui entoure Blake sur Assume Form que l’étincelle est née. Exit le duo Rick Rubin et Bon Iver qui était à la production sur le précédent album, ici James Blake fait équipe avec Mount Kimbie qui apporte sa connaissance des sonorités minimalistes et poignantes tout le long comme en témoignent l’ouverture éponyme ou encore “Into the Red”. On trouve également deux morceaux produits par Metro Boomin : “Tell Them” en collaboration avec Moses Sumney, et l’excellent single “Mile High” avec un Travis Scott impeccable, sans emphase qui lui rend la pareille après que Blake soit apparu sur “Stop Trying to be God” sur le troisième long jeu du texan, Astroworld, l’an passé. Dans un registre différent, on appréciera également la venue de la sensation Rosalía sur le très prometteur “Barefoot in the Park” et enfin, une mention spéciale pour “Where's the Catch ?” où la contribution d’André 3000 de Outkast en roue libre totale apporte un vent de fraicheur sur l’album.

Vous l’aurez compris, ce Assume Form est de bonne facture. En moins de cinquante minutes, on se voit promené des compositions intimistes et bouleversantes d’un génie en reconstruction à des tubes ambitieux portés par un casting cinq étoiles trié sur le volet. Ce quatrième opus, d’ores et déjà salué par la critique, assoit plus que jamais la place qu’occupe James Blake dans le paysage pop et augure de belles choses pour la décennie qui arrive. 

Article rédigé par Alexandre Nortier.

Entrevue avec Any Given Day : "On verrait bien Post Malone reprendre l'une de nos chansons..."

Entrevue avec Any Given Day : "On verrait bien Post Malone reprendre l'une de nos chansons..."

Dead Girls Academy et John 5 en concert prochainement à Montréal !

Dead Girls Academy et John 5 en concert prochainement à Montréal !