Lady Gaga a mis le feu à Montréal ou 5 bonnes raisons d'assister à ses shows !

Lady Gaga a mis le feu à Montréal ou 5 bonnes raisons d'assister à ses shows !

Nous sommes venus, nous l'avons vu et nous ne sommes pas déçus. Voici comment Lady Gaga a réussi à reconquérir ses fans montréalais après une date annulée en septembre dernier. 


Le 3 novembre dernier, le Joanne World Tour de Lady Gaga faisait escale au Centre Bell de Montréal avec Evenko, 2 mois après une première date finalement annulée, pour une opération reconquête. Notre histoire avec Gaga est la suivante : mordus dès la sortie de son premier album The Fame et encore plus à la réédition The Fame Monster, nous avons suivi l'Artiste jusqu'au terme de l'exploitation commerciale de son second opus Born This Way. Puis, quelque peu déçus par Artpop, nous avons progressivement pris du recul avec notre hôte du jour jusqu'à n'opérer qu'un bref survol de Joanne, sa dernière réalisation en date. Otage de notre enthousiasme depuis notre arrivée ici à Montréal, nous nous sommes rendus sur place pour fêter nos retrouvailles avec la chanteuse pop et rattraper le temps perdu. Et nous avons été conquis ! On vous explique pourquoi...

Une scénographie hors-du-commun...

Il est 20h30. L'heure supposée du début de show. Un énorme écran affiche alors un compte à rebours sous les cris d'un auditoire déjà en liesse. Lady Gaga sera sur scène dans 10 minutes. Les lumières s'éteignent à mesure que les secondes s'égrènent. Une manière bien habile de faire monter la pression et, déjà, la promesse d'une soirée grandiloquente dans un Centre Bell plein à craquer ! Le décor de Gaga est installé de la façon suivante : une scène principale, amovible et qui se mue en décor penché, droite-gauche, droite-gauche, et 3 petits « stages » positionnés ça et là sur le parterre au plus proche des fans. Pour passer d'un spot à un autre, Lady Gaga emprunte des passerelles qui, au besoin, descendent du plafond. De cette façon, chacun pourra la voir performer à seulement quelques mètres de son siège. 

Chaque tableau de ce show très graphique est exécuté avec un incroyable professionnalisme. Gaga n'est que rarement seule sur la scène, ses danseurs, eux aussi très compétents, subliment chaque chorégraphie qu'elle nous propose, qu'elles soient explosives ou intimistes, des premières secondes de « Diamond Heart » aux dernières notes de « Million Reasons ». Stefani Germanotta utilise tout l'espace, s'échappant tantôt par les airs  (« Paparazzi »), tantôt par le sol (« Million Reasons »). Nous avons véritablement l'impression d'assister à une projection live de ses clips-vidéos et, sans surprise, « Bad Romance » et « Téléphone » s'imposent comme des temps forts de cette soirée. Pyrotechnie, écrans géants et interludes vidéo-diffusées, l'équipe technique n'a pas lésiné sur les moyens, pour notre plus grand bonheur. Il n'est pas étonnant de constater l'arrivée de plusieurs de dizaines de techniciens, casques de chantiers bien vissés sur la tête, pour retirer le décor à peine le show terminé. 

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Et pourtant un show à taille humaine ! 

Lady Gaga cultive le paradoxe. Elle est une Star, de celles qui prennent la pose plusieurs secondes à la fin de chaque morceau pour laisser courir les applaudissements dans toute la salle. Mais elle est aussi Stefani Germanotta, une artiste dotée d'une incroyable humanité, avec ses failles, ses doutes, son vécu touchant, qu'elle n'hésite pas à dévoiler. Par cette volonté d'exploiter l'espace proposé par le Centre Bell à son maximum et ainsi pouvoir regarder dans les yeux chaque fan, par cette systématique envie d'haranguer le public, par ses discours d'Amour et de Tolérance, Gaga nous fait passer le message suivant : nous sommes 20 000 Gagas (ou « little monsters ») ce soir à Montréal. « We are many but we are One ».

Je voudrais en profiter pour passer un message à quelques-unes de mes connaissances sur les réseaux sociaux qui suivaient déjà Gaga bien avant qu'elle conquiert les médias et qui réclament une légitimité de « True » fan de par le fait. Non vous n'êtes pas les seuls à avoir vu et entendu le vrai visage de l'Artiste. La chanteuse (en fait, je déteste utiliser ce terme pour le coup très réducteur !) n'a pas besoin de se produire dans un cabaret-bar pour créer une intimité et une proximité avec son public ! 

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Une aisance de Superstar

C'est simple, Lady Gaga semble aussi à l'aise sur scène que si elle se baladait en culotte un dimanche à la maison devant une série Netflix. Et si le trac est là, alors il s'est bien caché le malin ! J'ai déjà eu l'opportunité d'assister a de grands shows très calibrés comme celui-ci en France ou au Québec (Marilyn Manson, Mylène Farmer, Booba, Demi Lovato notamment...) et j'ai toujours eu l'angoisse d'assister à un raté (Il y en a eu d'ailleurs...). Avec Gaga, j'ai tout de suite eu cette sensation étrange que rien ne pouvait dérailler. Même en y incorporant une pointe d'improvisation, de risque, tout semblait véritablement sous contrôle. Laissez-moi vous donner ce petit exemple très anodin : en fin de show, la chanteuse, couchée sur son piano, jette son chapeau rose sur le banc, pour que celui-ci se retrouve seul sous les projecteurs. Quelques centimètres de maladresse, un chapeau qui tombe, auraient-pu ternir un poil ce petit effet scénique. Mais non, tout s'est déroulé comme prévu. Parce que... Gaga, tout simplement ! C'est un petit détail mais ça m'a marqué. On dit qu'en sport la chance sourit toujours aux très grands joueurs, la maxime est probablement vraie pour les Artistes

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Une set-list plutôt fine

Parlons de la set-list du concert maintenant. La réussite de celle-ci est à la discrétion de chaque personne présente ce soir évidemment. En ce qui me concerne, je n'ai aucun reproche à faire à Gaga. Allez, si je devais être un peu tatillon, j'aurai retiré « Scheisse » pour le remplacer par « Eh Eh (Nothing Else I Can Say) » ou « Judas ». C'est au final 22 titres qui ont été interprétés par l'Artiste, le tout réparti en 7 actes distincts entrecoupés d'interludes visuelles ou sonores, pour près de 2h30 de show. Il y a bien eu quelques titres raccourcis comme « Paparazzi », « Lovegame » ou « Alejandro » mais pas de medleys expéditifs comme les grandes stars pop aiment à le faire. A noter une très belle réinterprétation du morceau « The Edge Of Glory » en version acoustique et intimiste et un son très propre qui m'a permis d'apprécier des chansons que je connaissais mal (« Diamond Heart » ou « A-Yo ») ou n'appréciais guère auparavant comme « Applause ». Au final, mes préférences vont aux actes 1 et 3, ce dernier faisant la part belle à l'album « The Fame ». 

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Une Artiste complète

Sans surprise, sauf peut-être pour quelques maladroits détracteurs résistants, Lady Gaga est une Artiste complète. Multi-instrumentiste, la chanteuse entremêle habilement chant, piano, guitare, clavier et... danse bien évidemment ! Et quant bien même Gaga bouge à s'en briser les os (les violents headbangs sur « Applause » par exemple) ou chante à s'en rompre les cordes, aucune note ne termine à côté du panier et le tout est interprété avec une justesse qui confine à l'insolence. Il n'y a pas de doute, Lady Gaga est née pour être une popstar, parfaite combinaison de talent et de travail. 

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CONCLUONS...

Vous vous en doutez, notre conclusion est une invitation à vous rendre au prochain concert de l'Artiste. En ce qui me concerne, je ne pense pas y retourner. Non, je n'ai pas été déçu, loin, très loin de là ! Mais je souhaite définitivement sceller le caractère unique de ce show dans ma mémoire. Ce que je peux vous dire, en revanche, c'est que je compte bien me replonger au plus vite dans sa discographie et définitivement rattraper le temps perdu. Chapeau Joanne et merci pour cette belle soirée ! 

Merci à Samuel Meunier pour ses photos de la soirée !

 

 

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