Tahoe, un mot sur leur EP "Never"

Tahoe, un mot sur leur EP "Never"

Juin 2017 marquait la sortie de "Never", le second EP de la formation rock parisienne. Nous y avons jeté une oreille plutôt attentive. 


ll y a truc que j’apprécie quand je chronique un disque : c’est que le groupe ne raconte pas d’âneries dans sa biographie. Ce n’est, malheureusement, pas toujours le cas. Tahoe, quintette formé à Paris en 2013, se présente à nos oreilles comme une formation d’alternative rock, aux compositions dynamiques et aux refrains accrocheurs soutenus par de belles nappes électroniques. Catégoriques sur le caractère sincère de leur démarche, ils affichent une volonté évidente de sortir du lot. Voila, en substance, ce que l’on peut ressortir du profil épinglé sur leurs réseaux sociaux. Le jeu, ici, consisterait donc à confirmer ou infirmer cette carte de visite en analysant leur second EP intitulé Never. Intrigué, je me suis volontiers prêté à l’exercice. 

Parlons d'emblée du caractère accrocheur de leurs compositions : il n’y a rien à redire. Les boucles électroniques s’avèrent véritablement efficaces et subtiles. Mention spéciale au titre « Letter », qui m’a le plus séduit. Quel morceau ! Les compositions sont effectivement très dynamiques, à l’exception du morceau titre « Never » qui repose un peu l'écoute. Le timbre de voix est lui aussi plutôt efficace. Point de screams ici, l’ensemble est chanté, mélodique avec une touche de miel sur les cordes vocales qui n’est pas sans me rappeler quelques pièces de From First To Last, Alesana et autres formations Post-Hardcore de l'époque.

Enfin, Tahoe se distingue t-il de l’ensemble des groupes qui jouent dans ce registre ? A mon sens, oui. Il existe chez le combo une forme de pureté, d’innocence presque, dans le son qu'il propose, qui le marginalise. Le quintette n’utilise pas l'habillage électronique de ses morceaux comme un argument commercial, mais bien une valeur ajoutée qui rend leur musique très personnelle avec parfois ce petit côté épique (« Letter », encore et toujours).

Pour conclure, tous les signaux me semblent au vert. La seule retenue qu’il peut subsister est de savoir si le groupe souhaite s’inscrire dans la durée. Car la marge de progression est grande, je pense, comme mon intérêt pour ce qu’il pourrait produire à l’avenir. Mais Dieu sait que dans ce registre, bon nombre de combos rendent les armes avant d’atteindre l’apogée qu’ils méritent, usés par le temps, la précarité et la mode qui s'en va et vient. En tout cas, bon travail les gars ! 

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