The Atlas Moth : notre avis sur l'album "Coma Noir"

The Atlas Moth : notre avis sur l'album "Coma Noir"

Le quintette post-métal The Atlas Moth, originaire de Chicago, livre son quatrième album studio via le label Prosthetic Records... 


Cette année 2018 nous a déjà fourni son lot d’énormes cartons (Migos et Ty Segall entre autres) et ses premières désillusions (le retour bien manqué de Timberlake). Il est temps maintenant de laisser leur chance à d’autres artistes en se tournant vers des choses plus obscures, plus controversées. Et quoi de mieux qu’un bon disque de post-métal aussi caverneux qu’étrange pour terminer l’hiver ? Si l’autotune de Quavo vous a lassé au second tiers de Culture II (voir notre chronique du disque) et que les prod. reggae du duo Timbaland-Neptunes vous ont fait tout simplement fuir, alors vous serez peut être du genre à vous pencher sur le nouvel opus de The Atlas Moth.

Coma Noir, leur premier disque au sein de l’écurie Prosthetic Records, débute par son morceau éponyme qui ne perd pas de temps à nous exploser au visage : les riffs sont lourds, tranchants et accompagnent le reste des instruments pour un rendu qui groove terriblement bien. Un abrasif. Si la seconde partie du titre voit le tempo ralentir quelque peu, sa fin se fait en apothéose : à grands coups de guitares hardcore et avec une structure de plus en plus chaotique au fur et à mesure que les cris gagnent en intensité. Puis le silence. Les hostilités reprennent avec “Last Transmission From The Late, Great Planet Earth” qui conserve le même cap et il faut attendre la troisième piste pour voir le groupe de Chicago retrouver son autre visage.

En effet, si The Atlas Moth peut aisément être rangé sous l’étiquette post-metal ou même sludge c’est son apport d’éléments du rock psychédélique et d’épisodes lumineux mérités qui ont permis au groupe de se trouver un public, de connaisseurs certes, mais qui le suit depuis leurs débuts il y a dix ans déjà.

“Galactic Brain” débute avec des claviers eighties, arrivent ensuite les gros riffs stoner menaçants et des solos terriblement efficaces pour ensuite varier les tempos, les ambiances, les couleurs. Le combo nous gratifie là d’un morceau tout simplement excellent qui n’a de cesse de s’intensifier jusqu’à un final où les lead guitars côtoient des cris écorchés. Immanquable. 

La suite de Coma Noir, se veut, en revanche, en demi-teinte. D’une part, l’intro aux claviers de “The Streets of Bombay” apporte un grand bol d’air, de l’autre, le moment épique au coeur de “The Smiling Knife” et au milieu de tout ça une surabondance de solos, plutôt malvenus pour la plupart, qui font tâche et ne font qu’allonger l’expérience. A l’inverse du passage psychedelico-post-rock du génial “Furious Gold”. D’autre part, s’il faut avouer que l’ambiance qui se dégage de ce quatrième effort est maîtrisée, il est difficile de ne pas mentionner que les refrains sont des passages parfaitement superflus. Avant de tirer le rideau, “Chloroform" débute par une ambiance martiale avant de laisser entendre les riffs les plus lourds du disque entre stoner et sludge pour un final sombre et sublime. Quelques hurlements au loin, des cuivres, une ultime montée et le quintet parachève son effort dans une ambiance boueuse et malsaine.

Il faut tout de même le dire, Coma Noir est un disque duquel on sort épuisé. Les variations de tempos et acrobaties d'un style à l'autre lui donnent tout son intérêt mais désorientent lors des premières écoutes. Un disque pour initiés à la croisée de Cult of Luna, Mouth Of The Architect et Samsara Blues Experiment avec une production aux antipodes d'une sortie de Behemoth qui augure un bel avenir pour les outsiders du genre. Quavo lui-même irait bien piocher dans ce bedroom-sludge pour Culture III en vue de janvier prochain !

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