The Dunes : notre avis sur leur premier album éponyme

The Dunes : notre avis sur leur premier album éponyme

Formation australienne estampillée Psych, Drone, Shoegaze, The Dunes livre sa première grosse carte de visite !


Le début de cette année 2019 est plutôt avare en termes de sorties de disques. Les bonnes surprises se font rares et c’est l’occasion pour Le Petit Cahier de vous parler de sorties plus obscures de la fin de l’année passée. Le genre de projet qui n’apparait pas sur nos radars et arrive miraculeusement à nos oreilles quelques mois plus tard. C’est le cas du premier album éponyme des australiens de The Dunes.

Cela fait pourtant neuf ans que le groupe sort régulièrement quelques morceaux et EP. Dévoilé à l’automne dernier, le projet, sobrement intitulé The Dunes donc, a été enregistré sur plusieurs années à la fois au Texas, où le groupe réside la moitié du temps, et dans leur pays natal sur les terres reculées des tribus Kauma dans « le respect de leur souveraineté et de leurs anciens ». Le cadre est posé et c’est indubitablement de ces deux atmosphères qui cohabitent et se confrontent que vont découler les couleurs de l’album. D’une part, ce rock psychédélique gras et pêchu qui ravira les fans de The Black Angels avec des titres comme “Paranoid” ou encore cette incroyable épopée qu’est le morceau “Mountains”, incontournable. De l’autre, il y a ces expérimentations musicales entre drone, field recording et musique chamanique au digeridoo qui nous propulsent dans un cosmos aux couleurs vives comme lors d’un rituel sur jureidla.

En moins d’une heure, le groupe parvient à nous proposer une musique de qualité au travers de compositions qui transpirent de maitrise. Par exemple avec “New Old”, où les percussions tribales et les claviers rétro se mélangent aux riffs stoner-rock, ou ce “Making Friends With Codeine” qui se veut d’avantage classique dans sa construction et où le chant de Stacie Reeves lorgne du côté des canadiens de Black Mountain. Enfin, si le précédemment cité “Mountains” est le climax du projet, “Pariah” en est véritablement l’acte final, la dernière bataille. Epique avec des guitares qui puisent dans le post-rock et nous évoquent un peu Samsara Blues Experiment. Mais surtout chargée en émotions tant la voix doucereuse de Reeves nous accompagne dans cette ultime étape du désert qui nous ramène aux portes du cosmos et l’épilogue du disque, la seconde partie de “The Intergalactic Drifters Inn Welcoming Center Theme Song”.

Vous l’aurez compris, ce disque de The Dunes ravira sans problèmes les amateurs de rock psychédélique et suivent les formations déjà citées. Ce premier véritable album est un projet abouti et plein de maitrise qui se savoure d’un bout à l’autre et se bonifie au fil des écoutes. Le genre de découvertes qu’on aimerait faire en festival tôt le matin sous une tente presque vide et des yeux rêveurs. A bon entendeur.

Article rédigé par Alexandre Nortier.

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