The Weeknd : notre avis sur l'EP "My Dear Melancholy" !

The Weeknd : notre avis sur l'EP "My Dear Melancholy" !

Le célèbre chanteur canadien livrait, il y a quelques semaines, un nouveau projet 6 titres. Analyse...


En voilà une usine à tubes! The Weeknd, de son vrai nom Abel Tesfaye, n’en finit plus depuis Trilogy en 2012 de catapulter des morceaux en tête des charts aux quatre coins du monde. Son dernier projet, Starboy, marquait un tournant dans sa carrière avec des collaborations prestigieuses (Daft Punk, Diplo, Kendrick Lamar, Future, Frank Dukes, Doc McKinney pour ne citer qu’eux). Alors qu’il s’apprête à sortir un comics chez Marvel inspiré de l’imagerie du dernier album et que sa prestation à Coachella est reprise par les médias du monde entier, The Weeknd a dévoilé il y a quelques jours un projet surprise intitulé My Dear Melancholy.

Six titres pour un peu plus de vingt minutes, un casting une fois encore légendaire et des milliards de vues très prochainement. L’artiste canadien semble pourtant revenir à ses premiers amour (perdus). Ici, pas de titres catchy à la “False Alarm” ou de groove façon “I Feel It Coming”, cette nouvelle livraison voit The Weeknd sous un jour sombre, mélancolique, torturé comme il l’était avant la sortie de Beauty Behind The Madness. Un retour en arrière? Non car le choix de producteurs va dans l’idée de continuer ce qui a été fait sur Starboy. Le premier morceau sur lequel on se jette est bien sûr “Hurt You” produit par les français Gesaffelstein et Guy-Manuel de Homem-Christo, moitié de Daft Punk. Les quelques notes de clavier de Guy-Man nous transportent d’emblée tandis que The Weeknd chante les louanges de ses inspirations Michael Jackson et R. Kelly. C’est plus tard que les sirènes de Gesaffelstein, qu’on retrouve plus tard sur “I Was Never There”, viennent donner au dernier tiers du titre un réelle épaisseur. Ensuite, changement radical de travail de production et de visage avec “Wasted Times” en collaboration avec Skrillex et Frank Dukes. Le tempo est ici plus rapide et les sonorités nous ramènent vers le grime londonien tout en conservant le côté balade pendant lequel le canadien se rappelle ses anciennes relations amoureuses avec Bella Hadid et Selena Gomez.

L’inarrêtable Mike Will Made It est lui aussi de la partie sur le second titre de l’EP, “Try Me”. Cette fois, ce sont les fans de la première heure qui seront plus que satisfaits. Portant toujours cette recette du spleen-banger mid-tempo, ce titre est sans aucun doute le plus hip-hop avec ce côté trap sous xanax aux placements remarquables. L'archétype du morceau chiant qui n’a pas grand chose à se reprocher. Parmi la listes des producteurs figurant que l’EP, le nom le plus inattendu est probablement celui du DJ Nicolas Jaar. Single évident du projet, “Call Out My Name” peut partager. D’un côté, il y a le fait que le morceau affole les compteurs avec un résultat proche de “Earn It” et où la patte Jaar est bien trop discrète. De l’autre, il y a ce refrain au demeurant taillé pour le milliard de vues et ces quelques petits arrangements relégués au second plan. Frustrant. Enfin, le projet s’achève par l’outro “Privilège” où le canadien y aborde sa dernière déception amoureuse en reprenant une célèbre métaphore de Morpheus dans Matrix.

Starboy aurait pu être un album révolutionnant la pop si la moitié du disque n’était pas si terne. Dans la suite logique, My Dear Melancholy est pourtant un retour aux sources pour The Weeknd et la preuve qu’il est un bon client lorsqu’il s’agit d’envoyer des ballades aux paroles mélancoliques. Si certaines d’entre elles sont rendues meilleures par l’apport de producteurs talentueux, le tout demeure globalement plat et risque de vite être oublié. Vingt minutes sombres pour surfer sur la déprime de fin de l’hiver... 

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