Work Drugs : notre avis sur le disque "Mixed Drinks"

Work Drugs : notre avis sur le disque "Mixed Drinks"

Le combo estampillé sedative-wave - smooth-fi, originaire de Philadelphie, nous livre une nouvelle réalisation...


L’histoire entre Work Drugs et la rédaction du Petit Cahier remonte à une paire d’années. Début décembre 2016, du café soluble, une web radio obscure en fond et d’un coup ce refrain parfait. Le titre s’appelle "Roll", le groupe Work Drugs. Le duo d'hyperactifs (11 albums en 7 ans !), qui se définie comme étant à la croisée de la sedative-wave et la smooth-fi, a pour habitude de proposer, régulièrement donc, à son public quelque chose à sous mettre sous la dent. Alors que son dernier long-jeu Flaunt The Imperfection est disponible depuis l’été dernier et avant que l’opus annuel ne pointe le bout de son nez, le groupe a mis à disposition sur son Bandcamp un extended play pour patienter : Mixed Drinks.

Originaires de Philadelphie, c’est à Miami que Thomas Crystal et Benjamin Louisiana  ont enregistré durant l'hiver cet EP : "les palmiers, le soleil, la plage, les boissons et l’ambiance tropicale pour inspiration". Le ton est donné. "Miami Nights" fait office d’ouverture et pose une coche aux cases pop, indie, shoegaze, dream-pop et lo-fi qui servent à définir la musique du duo : une ligne de chant presque murmurée et un refrain plutôt efficace avant un traditionnel coup de saxophone pour un rendu pourtant famélique. Plus mélancolique et avec un petit côté vaporwave, "The Edge of Forever" remonte un peu le niveau mais ne propose toujours rien de transcendant et ne fait que suivre la recette sans nouvelles idées.

Pourtant un morceau comme "Live a Dream" propose une évolution dans le son de Work Drugs avec une basse qui groove façon bossa nova et une réverbération sur la voix qui n’est pas sans rappeler Kevin Parker (Tame Impala). Mais la vraie réussite du projet se trouve dans son morceau éponyme. Ici, le duo semble titrer ses influences de la house lo-fi d’artistes comme DJ Seinfeld ou encore Demuja et laisse entendre une réelle utilisation du sample lorsque des voix féminines éthérées viennent faire leurs apparitions. Enfin, l’utilisation du saxophone, bien que cheesy à souhait, trouve cette fois, idéalement sa place tout en flirtant avec l’auto-parodie. Après ce coup double réussit par le groupe, Mixed Drinks se termine par deux pistes instrumentales : l’une est une version sans paroles de "Miami Nights" et l’autre, "Fountain Blue", une ballade faussement planante, pseudo trip-hop et qui trouverait sa place dans la playlist Afterwork bath with cheap candles de n’importe quel service de streaming.

A mi-chemin entre deux sorties majeures, cet extended play ne nous apporte malheureusement pas grand-chose et se contente de prolonger l’expérience Work Drugs. Une déception ? Pas tant que ça quand on sait quelle place occupe ce genre de projets dans des discographies à rallonge. Jessica Jones. 

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